Comment agir ?
Le principe fondamental et constitutionnel de la loi française est que « la communication est libre » (loi de septembre 1986). Même les films pornographiques ne sont pas interdits par la loi. Ils sont seulement soumis à quelques restrictions pour leur diffusion (après minuit et en principe de façon cryptée).
Il y a bien un article du code pénal (227-24) qui sanctionne la diffusion de documents pornographiques lorsque ces documents sont susceptibles d’être vus ou perçus par un mineur, mais il est rarement utilisé pour plusieurs raisons :
- Définition controversée par les magistrats eux-mêmes des documents qui rentrent dans le cadre de cet article;
- Refus de la Magistrature de prendre en compte les plaintes sous prétexte de l’évolution des mœurs;
- Difficulté de prouver que du fait de la diffusion du document, un mineur a subi un dommage incontestable.
Dans l’état actuel des choses, c’est en soutien de plaintes individuelles qu’une association de défense des téléspectateurs peut intervenir efficacement. Il faut au moins une demi-douzaine de réactions de téléspectateurs sur le même sujet pour que cela soit pris en compte par une chaîne.
Les réactions de mécontentement sont à adresser au média concerné (adresses des principaux médias)
La réaction doit être ferme tout en restant courtoise. S'identifiez clairement: signer ne suffit pas. Réagir rapidement et indiquer avec précision le jour et l'heure de l'émission concernée. Merci de tenir Familles Médias informé de l'action.
Rappel : En ce qui concerne la protection des enfants et des ados, rien ne peut remplacer le rôle des parents :
- rôle de surveillance, ce qui suppose être au courant des programmes;
- rôle d’éducation, ce qui suppose du temps passé pour regarder avec eux certains programmes qui nécessitent un dialogue avec l’enfant.
Livre recommandé : Télé-Réalité de Jean-Marc Morandini.

