Catégorie : Questions de société
13/09/2010

Claude Chabrol ou le cinéma gourmand

Auteur : Erwan Violin

Sale temps pour le cinéma français. Après la disparition d’Alain Corneau, voici que Claude Chabrol nous quitte, Claude Chabrol, l’ami des acteurs qui savait si bien les servir et leur faire donner le meilleur d’eux-mêmes ; Claude Chabrol, l’un des monstres sacrés que nous a laissés la Nouvelle Vague.

Amateur de bonne chère, Claude Chabrol était aussi un cinéaste gourmand qui savait faire d’un assassinat un plat de maître. Il suffit de penser à l’inoubliable "Poulet au vinaigre" : on peut être horrifié, on peut avoir peur, mais cette peur même est savoureuse.

Chaque réalisateur de cinéma nous offre son monde particulier. Parfois ce monde est lumineux, parfois au contraire – et cela est également nécessaire ­— il nous tend le miroir sombre de notre temps. Le cinéma de Chabrol est un cinéma noir où nos misères et nos petitesses peuvent être cruellement soulignées. Mais cette noirceur n’est jamais désespérante. Derrière les crimes et les comportements sordides des personnages, il y a toujours la pointe d’ironie et d’humour (noir bien sûr) qui nous rappelle qu’au fond rien n’est véritablement perdu.



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